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J'étais partie faire un bilan… la vie m'a appris tout autre chose.


Épisode 014 ⏵


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Cet article est inspiré de l’épisode du podcast Au cœur de Simplement Finances où je partage ces réflexions plus en profondeur.

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On nous apprend à mesurer nos résultats.
Nos notes à l'école.
Nos performances au travail.
Nos revenus.
Nos objectifs.
Notre productivité.
Puis, un jour, presque sans nous en rendre compte, on finit par croire que la seule façon de savoir si l'on avance dans la bonne direction est de regarder ce que l'on a accompli.
Pendant longtemps, j'ai fait exactement la même chose.
Lorsque venait le temps de faire un bilan, j'ouvrais mon ordinateur, je regardais mes chiffres, mes projets, mes objectifs, mes revenus, mes dépenses, les cases que j'avais cochées… comme si toute mon année pouvait se résumer à une liste de résultats.
Et pourtant…
plus les années passent, plus une pensée revient me visiter.
Et si les bilans les plus importants étaient justement ceux que personne ne nous a jamais appris à faire ?
C'est avec cette question, encore inconsciente à ce moment-là, que je suis partie vivre une journée dans un centre de ressourcement à Ripon, Québec.
Je croyais partir faire un bilan stratégique de mi-année.
Je suis revenue avec une façon complètement différente de regarder ma vie.
Et aujourd'hui, j'ai envie de te raconter pourquoi.

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Cet article est le prolongement de l'épisode 014 du podcast Au cœur de Simplement Finances.
Si tu as envie de vivre cette histoire avec toutes les émotions, les silences et les nuances qui l'accompagnent, je t'invite à écouter l'épisode juste ici.

Pourquoi nos bilans passent souvent à côté de l'essentiel

Lorsque vient le temps de faire un bilan, nous avons presque tous le même réflexe. Nous ouvrons notre agenda, notre tableau de bord ou notre compte bancaire. Nous regardons les objectifs atteints, ceux qui sont restés en suspens, les projets réalisés, les revenus générés, les cases cochées. Sans même nous en rendre compte, nous évaluons notre année comme si notre valeur pouvait se résumer à une série de résultats.
Je ne crois pas que ce soit une erreur.
Je crois simplement que c'est la seule façon de faire un bilan qu'on nous a réellement enseignée.
Depuis notre plus jeune âge, on nous apprend à mesurer ce qui est visible. Nos notes à l'école, nos performances sportives, notre rendement au travail, nos diplômes, nos promotions. Nous devenons très bons pour évaluer ce que nous faisons. Beaucoup moins pour observer ce que nous sommes en train de devenir.
Et pourtant, avec le recul, je crois que les deux racontent des histoires très différentes.
C'est précisément cette réflexion qui m'habitait lorsque j'ai décidé de m'offrir cette journée de mi-année. Mon intention était pourtant très simple : prendre un peu de recul, revoir mes objectifs de mi-année et revenir avec un plan clair pour les six prochains mois.
Dans ma tête, la journée était déjà écrite.
Je m'imaginais marcher seule en forêt, prendre quelques notes, réfléchir à mes projets, puis revenir à la maison avec une liste d'ajustements et de nouvelles priorités. J'avais même, je l'avoue, commencé à organiser cette journée dans ma tête avant d'y arriver.
La vie avait un tout autre scénario pour moi.
Je suis arrivée à Ripon assez tôt ce mercredi matin.
Honnêtement, je pensais déjà savoir comment ma journée allait se dérouler.
Dans ma tête, tout était organisé. Je m'imaginais marcher seule en forêt, m'installer avec mon cahier au bord de l'eau, réfléchir à ma mi-année, revoir mes objectifs et repartir avec un plan clair pour les prochains mois.
Mais parfois…
la vie sourit doucement à nos plans.
À peine arrivée, j'ai fait la rencontre de trois personnes extraordinaires.
Des personnes que je ne connaissais pas quelques minutes plus tôt.
Et très rapidement, la matinée a pris une couleur complètement différente de celle que j'avais imaginée.
Nous avons ri.
Échangé.
Partagé.
Nous avons même commencé la journée avec une période d'étirements, suivie de conversations qui semblaient déjà vouloir nous amener un peu plus loin que les présentations habituelles.
Je me sentais exactement à la bonne place.
Puis le dîner est arrivé.
Je pensais que nous allions simplement nous asseoir, manger ensemble, échanger quelques mots, puis retourner chacun de notre côté pour poursuivre ce pourquoi nous étions venus au centre de ressourcement.
Finalement…
ce dîner a duré près de deux heures.
Deux heures où personne ne regardait sa montre.
Deux heures où personne ne semblait pressé de retourner à son horaire.
Deux heures où il n'y avait rien à produire.
Rien à performer.
Seulement des humains qui prenaient le temps d'être ensemble.
Et je me souviens m'être dit intérieurement :
« Mon Dieu que ça fait du bien. »
Parce qu'on vit dans un monde où tout va vite.
Même nos repas.
Même nos conversations.
On pense déjà à la prochaine tâche pendant qu'on est encore en train de vivre celle du moment.
Mais ce midi-là…
le temps semblait s'être arrêté.
Et je crois que c'est précisément parce que le temps s'est arrêté que certaines paroles ont trouvé un espace pour venir se déposer.
À un moment de la conversation, quelqu'un a prononcé une phrase qui est restée avec moi toute la journée.
« C'est fou quand même… On passe tellement d'années sur les bancs d'école… et pourtant, on ne nous apprend presque rien sur les sujets qui vont occuper chacune des journées de notre vie. »
Je ne pourrais pas t'expliquer pourquoi cette phrase est venue me chercher autant.
Je sais seulement qu'elle s'est installée quelque part à l'intérieur de moi.
Et qu'elle ne m'a plus quittée.
Quelques heures plus tard, lorsque je me suis retrouvée seule au bord de l'eau, mon cahier sur les genoux, je pensais encore être en train de préparer mon bilan de mi-année.
En réalité…
j'étais sur le point de découvrir une toute nouvelle façon de regarder ma vie.

Quelques heures plus tard…

Quelques heures plus tard, je me suis retrouvée exactement à l'endroit où j'avais imaginé commencer ma journée : assise au bord de l'eau, mon cahier sur les genoux, entourée par le calme de la nature. Pourtant, quelque chose avait complètement changé. Je n'étais plus la même personne que celle qui était arrivée au centre de ressourcement le matin, convaincue qu'elle avait simplement besoin de silence pour remettre de l'ordre dans ses idées.
Pendant un long moment, je n'ai même pas ouvert mon cahier. Je regardais simplement le lac, les arbres qui bougeaient doucement avec le vent et cette impression étrange que le temps avait décidé de ralentir avec moi. Il n'y avait plus d'urgence, plus de liste de tâches, plus de performance à atteindre. Seulement cet espace où je pouvais enfin laisser retomber tout ce que cette matinée, et surtout cette conversation de deux heures, avait commencé à faire émerger en moi.
Avec le recul, je réalise que nous nous donnons rarement cette permission. Nous voulons tellement trouver des réponses que nous oublions de créer l'espace nécessaire pour qu'elles puissent apparaître. Pourtant, les prises de conscience les plus importantes ne naissent pas toujours dans l'action. Elles arrivent souvent lorsque l'on accepte de s'arrêter suffisamment longtemps pour écouter ce qui cherche tranquillement à remonter à la surface.
Lorsque j'ai finalement ouvert mon cahier, je croyais sincèrement être en train de préparer mon bilan de mi-année. Mon intention était de revoir mes objectifs, d'évaluer les six premiers mois de l'année et de repartir avec une vision claire pour les mois à venir. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle j'avais décidé de m'offrir ces trois journées de retraite.
Mais plus les pages se remplissaient, plus je sentais que mon stylo m'emmenait ailleurs. Je n'étais plus en train d'évaluer la performance de mon entreprise ni même le déroulement de mon année. J'étais en train d'observer la personne que j'étais devenue à travers tout ce que j'avais vécu depuis janvier, et cette nuance a complètement changé la direction de mon bilan.
Les chiffres, les objectifs et les projets n'avaient pas disparu. Ils étaient toujours là. Ils avaient simplement cessé d'être le point de départ de ma réflexion pour devenir une conséquence de quelque chose de beaucoup plus profond. Pour la première fois depuis longtemps, je ne cherchais plus à mesurer ce que j'avais accompli. J'essayais plutôt de comprendre ce que ces derniers mois avaient façonné en moi.
C'est à ce moment-là qu'une pensée s'est imposée avec une étonnante simplicité. Si personne ne nous apprend réellement à faire le bilan de notre propre vie, quels sont ceux que, moi, je ne veux plus jamais oublier de faire ? En relisant ces pages aujourd'hui, je réalise que c'est précisément à cet instant que trois bilans ont commencé à prendre forme sous mes yeux. Trois bilans qui n'avaient rien à voir avec mes résultats, mais tout à voir avec la façon dont je choisis désormais de construire ma vie.

Le premier bilan : mon attention

En relisant les premières pages de mon cahier, un mot revenait sans cesse : attention.
Sur le coup, ça m'a surprise. Je pensais écrire sur mes objectifs ou sur les finances de mon entreprise. Pourtant, c'est ce mot-là qui s'est imposé naturellement.
J'ai alors réalisé que notre attention est probablement l'une de nos ressources les plus précieuses, parce que tout ce qui reçoit notre attention finit, tôt ou tard, par prendre de la place dans notre vie.
On peut dire que notre santé est importante, tout en ne lui accordant jamais un moment dans notre semaine. On peut dire que notre famille est une priorité, tout en étant constamment absorbé par notre téléphone. On peut dire que l'on souhaite retrouver une relation plus sereine avec nos finances, sans jamais prendre le temps de s'asseoir pour les regarder.
Nos priorités ne se révèlent pas seulement dans ce que nous affirmons. Elles se révèlent dans ce que nous nourrissons au quotidien.
Ce premier bilan m'a rappelé une chose toute simple : avant de vouloir changer ma vie, j'ai d'abord besoin d'observer où va réellement mon attention.
✦ Prends un instant. Si tu regardes les six derniers mois, qu'est-ce qui a réellement reçu le plus de ton attention ? Est-ce que cela ressemble à la vie que tu souhaites construire ?

Et si cette réflexion résonne en toi, je t'invite aussi à lire mon article « Tu ne construis pas ce que tu désires. Tu construis ce que tu nourris. » J'y approfondis justement cette idée que notre attention façonne beaucoup plus notre réalité que nous le croyons.

Le deuxième bilan : mes ressources

Le deuxième bilan m'a amenée à regarder mes ressources, non pas seulement mon argent, mais tout ce que je possède de plus précieux : mon temps, mon énergie, mon attention et même ma capacité à créer.
Pendant longtemps, j'ai eu tendance à mesurer mes ressources en quantité. Combien d'heures j'avais travaillées. Combien d'argent j'avais gagné. Combien de projets j'avais terminés.
Aujourd'hui, je les regarde autrement.
Lorsque certaines personnes observent mon quotidien, elles voient une entrepreneure qui travaille beaucoup. Et elles ont raison. J'aime profondément ce que je fais, et je choisis d'y consacrer énormément de temps.
Mais ce qu'elles ne voient pas toujours, ce sont tous les espaces que je protège entre deux rencontres, les marches matinales que je refuse de sacrifier, les quelques minutes où je prends simplement le temps de respirer avant d'ouvrir un nouveau dossier, ou encore la liberté que je me donne de choisir les projets qui résonnent réellement avec moi.
C'est là que j'ai compris que gérer ses ressources ne consiste pas uniquement à les optimiser. Il s'agit surtout de décider consciemment où elles seront investies.
Parce que chacune de nos ressources raconte une histoire.
Mon calendrier raconte une histoire.
Mon compte bancaire raconte une histoire.
Mon énergie raconte une histoire.
Si au lieu de : « Ai-je suffisamment de ressources ? »
Cela devient plutôt : « Est-ce que j'investis mes ressources dans une vie qui me ressemble ? »
C'est cette nuance qui a complètement changé ma façon de prendre des décisions, autant dans mon entreprise que dans ma vie personnelle.
✦ Prends quelques instants pour observer ton quotidien. Si quelqu'un regardait simplement ton agenda, tes dépenses et la façon dont tu utilises ton énergie, quelle histoire raconterait-il sur tes priorités ?

Le troisième bilan : la personne que je protège

En refermant les deux premières pages de mon cahier, je me suis rendu compte qu'un même fil reliait chacune de mes réflexions.
Je n'étais pas en train de choisir où investir mon attention ni mes ressources uniquement pour bâtir une entreprise plus solide. J'étais en train de faire des choix qui allaient directement influencer la personne que je serais demain.
Cette idée m'a profondément émue.
Pendant longtemps, j'ai cru que mon rôle était de protéger mon entreprise, de faire grandir mes projets ou d'atteindre mes objectifs. Aujourd'hui, je réalise que ma plus grande responsabilité est peut-être beaucoup plus simple que ça : protéger la personne qui porte tout le reste.
Parce qu'une entreprise peut toujours évoluer.
Un projet peut changer.
Un objectif peut être repoussé.
Mais si je m'oublie en chemin, tout ce que je construis finit par perdre son sens.
Cette journée m'a fait réaliser que je ne cherche plus seulement à créer une entreprise qui fonctionne. J'ai envie de construire une vie dans laquelle j'aurai encore envie d'habiter dans cinq, dix ou vingt ans.
Une vie où je continuerai d'avoir envie de créer.
Une vie où j'aurai encore de l'énergie pour rire avec Lucas, marcher en forêt, rencontrer des clientes extraordinaires et accueillir les idées qui me passionnent.
Je crois que c'est là que ma façon de prendre des décisions a changé.
Je ne me demande plus uniquement si une décision est bonne ou rentable. Je me demande si elle contribue à protéger la vie que je suis en train de construire.
Cette nuance enlève énormément de pression.
Elle me rappelle que je n'ai pas besoin de prendre des décisions parfaites. J'ai simplement besoin de prendre des décisions cohérentes avec la personne que j'ai envie de devenir.
En quittant Ripon, je ne suis pas repartie avec un meilleur plan stratégique.
Je suis repartie avec une conviction beaucoup plus profonde : la vie est constamment en train de nous enseigner quelque chose, à travers une rencontre, une conversation, un imprévu ou un simple moment de silence. La véritable question n'est donc pas de savoir si la vie nous parle, mais si nous prenons encore le temps de l'écouter.
Et je crois que c'est précisément ce que cette retraite est venue me rappeler.
À partir du moment où l'on accepte de devenir l'étudiante de sa propre vie, chaque expérience cesse d'être un obstacle pour devenir un enseignement.
✦ Prends un instant pour réfléchir. Si tu continues exactement au même rythme qu'aujourd'hui, est-ce que la personne que tu seras dans quelques années te remerciera… ou te demandera d'avoir pris davantage soin d'elle ?

Ce que j'ai rapporté de Ripon

En reprenant la route vers la maison ce soir-là, je n'avais pas l'impression d'avoir trouvé des réponses à toutes mes questions. Au contraire. J'avais surtout l'impression d'avoir appris à regarder ma vie autrement.
Depuis cette journées, mes journées ressemblent pourtant beaucoup à celles d'avant. Je continue d'accompagner mes clientes, de créer du contenu, de faire avancer Simplement Finances et de vivre les mêmes défis qu'une entrepreneure rencontre au quotidien. Rien n'a changé… et pourtant, tout est différent.
Parce qu'aujourd'hui, avant de prendre une décision, je prends un instant pour me demander ce qu'elle est réellement en train de nourrir. Est-ce qu'elle nourrit une vie qui me ressemble ? Est-ce qu'elle protège la personne que je suis en train de devenir ? Est-ce qu'elle est cohérente avec ce que je veux construire, autant pour mon entreprise que pour ma vie personnelle ?
Je crois que c'est probablement le plus beau cadeau que cette journée m'a offert. Elle ne m'a pas donné un meilleur plan stratégique. Elle m'a rappelé qu'avant de vouloir construire une entreprise solide, j'ai la responsabilité de prendre soin de la personne qui la construit.
Et, avec un peu de recul, je réalise que c'est peut-être ça, le véritable rôle d'un bilan.
Ce n'est pas seulement de mesurer le chemin parcouru.
C'est de vérifier si l'on aime encore la direction que prend notre vie.
Parce qu'au fond, les plus grandes décisions ne se prennent pas toujours devant un tableau de chiffres. Elles se prennent souvent dans un moment de calme, lorsqu'on accepte enfin de s'arrêter assez longtemps pour écouter ce que notre vie essaie doucement de nous raconter.
Si cet article t'a donné envie, toi aussi, de ralentir quelques instants pour observer ce qui est réellement en train de se construire dans ta vie, alors j'espère qu'il t'aura offert bien plus qu'une simple lecture. J'espère qu'il t'aura donné la permission de devenir, toi aussi, l'étudiant ou l'étudiante de ta propre vie.

🌿 Pour poursuivre la réflexion...

Si cette lecture a fait écho en toi, je t'invite à poursuivre cette exploration avec ces trois articles, qui viennent compléter naturellement cette réflexion.
La maturité d'assumer ses désirs. Pourquoi il est difficile de construire une vie alignée lorsqu'on n'ose pas nommer ce que l'on désire réellement.
Tu ne construis pas ce que tu désires. Tu construis ce que tu nourris. Une réflexion sur notre attention, nos habitudes et tout ce qui façonne notre quotidien, souvent sans que nous nous en rendions compte.
Structure budgétaire consciente. Parce qu'une structure financière solide ne prend tout son sens que lorsqu'elle soutient une vie qui nous ressemble.

Si tu as envie qu'on continue ce genre de conversations ensemble, je t'invite à rejoindre gratuitement Les Confidences financières.
J'y partage, selon l'élan du moment, les réflexions, les apprentissages et les prises de conscience qui façonnent mon quotidien… avec l'espoir qu'ils puissent aussi nourrir le tien.

Et garde ceci bien ancré en toi :
Tu es capable de plus que ce que tu crois financièrement. Et la liberté commence le jour où tu choisis d’y croire pleinement.

À très bientôt 🌿






Fondatrice de Simplement finances

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